13 mars 2026

Sénégal : Le premier ministre Ousmane Sonko annonce la reprise des actifs et le non-remboursement des concessions minières pour l’ICS

Ousmane sonko – conseil des ministres

A l’occasion de son point de presse du jeudi 12 mars au building Administratif, le premier ministre Ousmane Sonko annonce la renégociation des contrats stratégiques concernant le dossier des Industries chimiques du Sénégal (ICS) ,avec la perspective d’une profonde restructuration de la filière phosphatière.

Selon le chef du gouvernement, les travaux menés par le Comité de renégociation des contrats, en collaboration avec l’Inspection générale d’État (IGE), ont révélé des irrégularités dans la gestion et l’exploitation de la filière phosphatière.

Selon lui, les enquêtes auraient révélé que le Sénégal a perdu environ 1 075 milliards de FCFA dans le cadre des conventions État et l’entreprise ICS.

D’après le Premier ministre, ce manque à gagner s’expliquerait notamment par des avantages indus accordés à l’entreprise, des exonérations fiscales jugées illégales, des redevances non versées, ainsi que par des abandons de créances et diverses opérations financières ayant privé l’État sénégalais de son actionnariat pendant plusieurs années.

Le premier ministre Ousmane Sonko révèle que les comptes de l’entreprise ont été bloqués pour obliger les responsables à s’acquitter de leurs obligations financières. Cette mesure vise notamment à permettre le recouvrement de redevances estimées à près de 200 milliards de FCFA.

En plus le chef du gouvernement annonce la reprise par l’État du Sénégal de l’ensemble des actifs de l’entreprise , il a ainsi pris la décision de ne pas renouveler les concessions minières détenues par les partenaires indiens .

A travers cette nouvelle stratégie, le Sénégal veut développer une industrie nationale de production d’engrais, dans le but de valoriser ses ressources phosphatières et de soutenir la productivité agricole. Dans le but de positionner le pays comme un hub régional de production et d’exportation d’engrais vers la sous-région ouest-africaine, où la demande en fertilisants reste particulièrement élevée.